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Information générale

  1. Le cancer du sein
  2. Les facteurs de risque
  3. Les symptômes
  4. Le dépistage précoce
  5. La prévention
  6. Les examens de dépistage
  7. Les traitements thérapeutiques
  8. La vie intérieure

Qu’est-ce qu’un cancer du sein?

En bref, le cancer du sein se développe lorsqu’il y a une prolifération excessive de cellules dans le sein. Ces cellules peuvent ensuite se propager dans les tissus voisins ou même dans tout le corps. Les masses formées par la prolifération excessive de ces cellules sont appelées tumeurs. Certaines tumeurs sont bénignes et ne peuvent se propager ou menacer la vie d’une personne. Par contre, celles qui se propagent dans tout le corps ou dans les tissus avoisinants sont dites cancéreuses; ce sont les tumeurs malignes. Le cancer survient le plus souvent dans les tissus des canaux ou ceux des glandes mammaires. La progression de la tumeur peut prendre des mois ou même des années. C’est pourquoi le dépistage du cancer repose d’habitude sur les mammographies qui peuvent parfois détecter la maladie avant même qu’on ne puisse la sentir ou avant l’apparition de symptômes..

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Quels sont les facteurs de risque d’un cancer du sein?

    Les facteurs de risque d’un cancer de sein comprennent : des antécédents familiaux, une hyperplasie atypique, l’âge tardif de la première grossesse (après 30 ans), l’absence de grossesse ou d’allaitement, l’apparition du cycle menstruel avant l’âge de 12 ans, une ménopause retardée (après 55 ans), l’usage actuel ou durant les dix dernières années de contraceptifs oraux, les traitements hormonaux substitutifs pendant plus de quatre ans, l’obésité postménopausique, la consommation d’alcool, l’inhalation indirecte de fumée de cigarettes, le peu d’activité physique et l’exposition aux radiations.

    Une femme court un plus grand risque si sa mère, sa sœur, sa fille, ou deux ou plusieurs de ses proches, des cousines par exemple, ont eu un cancer du sein, surtout s’il est survenu à un jeune âge.

    Les mutations au niveau de certains gènes (BRCA1, BRCA2 ou autres) augmentent les risques d’un cancer du sein. Les femmes qui portent l’une de ces mutations ont 50% de chance de développer un cancer du sein avant l’âge de 70 ans. Un test effectué au niveau des gènes dans les familles où les femmes ont de type de cancer peut déterminer si une femme a des mutations qui pourraient augmenter ses risques d’avoir un cancer du sein.

    Toutes les femmes courent le risque d’un cancer du sein même en l’absence de facteurs héréditaires. En fait, approximativement 85 à 90% des cas de cancer ne peuvent être reliés à des raisons héréditaires. Si on additionne tous les facteurs de risque et caractéristiques connus, y compris les facteurs génétiques et héréditaires, il s’avère que 50% des causes du cancer du sein restent obscures.

    Le risque de développer un cancer peut augmenter chez la femme qui a déjà été diagnostiquée avec une hyperplasie atypique, un carcinome lobulaire in situ ou qui a déjà subi deux ou plusieurs biopsies du sein pour des causes bénignes.

    Un grand nombre de preuves montre que l’exposition à certaines substances chimiques toxiques et la prise d’hormones substitutives contribuent au développement du cancer du sein.

    Les contraceptifs oraux peuvent légèrement accroître le risque de cancer du sein. Néanmoins, dix ans après avoir interrompu leur usage, le risque redevient égal à celui trouvé chez les femmes n’ayant jamais pris de pilules.

    Le traitement substitutif d’estrogène pendant une période excédant les cinq ans engendre de même une légère augmentation du risque de cancer. Cependant, il semble que cette augmentation du risque disparaît 5 à 10 ans après l’interruption du traitement.

    Le simple fait d’avancer en âge et d’être une femme fait courir le risque d’un cancer du sein. Près de 80% des cas de cancer surviennent chez les femmes de plus de 50 ans.

    Il est important de se rappeler que tous les facteurs de risque sont basés sur des probabilités, et que même une personne sans aucun facteur de risque peut toujours développer un cancer du sein. Un dépistage précoce et un bon diagnostic demeurent les meilleurs moyens d’éviter la mort engendrée par cette maladie.

 

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Quels sont les symptômes du cancer du sein?

Dans les premiers stades de son développement, un cancer du sein peut n’avoir aucun symptôme. Au fur et à mesure que la tumeur se développe, les symptômes suivants peuvent apparaître:

  • un nodule ou un épaississement dans le sein ou à l’aisselle.
  • une modification de la taille ou de la forme du sein.
  • un écoulement au niveau du mamelon ou une rétraction de celui-ci.
  • une modification de la couleur ou de la texture de la peau du sein ou du mamelon, par exemple une rougeur ou une desquamation de la peau, la formation de plis, de fossettes ou d’une peau d’orange.
  • augmentation de la taille des veines à la surface de la peau sur l’un des seins.
  • découverte d’un affaissement à la surface du sein.

Rappelez-vous, la présence de ces symptômes ne signifie pas nécessairement la présence d‘un cancer du sein, mais vous devez consulter un médecin dès que possible.
 

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Un plan de dépistage précoce?

Une stratégie de dépistage précoce du cancer du sein devrait inclure les éléments suivants:

  • un examen médical des seins tous les trois ans pour les femmes entre 20 et 39 ans et tous les ans ensuite.

  • une autopalpation des seins, en prêtant attention aux modifications, une fois par mois, à partir de l’âge de 20 ans.

  • une mammographie de référence à l’âge de 40 ans.

  • une mammographie tous les deux ou trois ans entre 40 et 49 ans.

  • une mammographie annuelle pour les femmes de plus de 50 ans (le programme national de dépistage offre une mammographie gratuite tous les deux ans aux femmes ayant entre 50 et 75 ans).

  • le maintien d’un carnet de santé où seront enregistrées les dates des autopalpations mensuelles, des mammographies et des rendez-vous médicaux.

  • une alimentation faible en matières grasses, une diminution des boissons alcoolisées, une activité physique régulière et l’arrêt des cigarettes.

 

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La prévention du cancer du sein

    Consultez votre médecin si vous détectez des nodules dans le sein. Chez les femmes de moins de 40 ans, ces boules sont en général bénignes. Si vous constatez la présence d’un nodule ou une modification de votre sein, votre médecin vous dira si une biopsie doit être faite. Une biopsie est une légère intervention chirurgicale durant laquelle une partie ou la totalité du nodule est prélevée. C’est la seule manière de savoir s’il s’agit d’un nodule cancéreux ou non cancéreux.
    Lorsqu’un nodule est découvert lors de l’examen, le médecin peut y insérer une fine aiguille pour en déterminer la nature, solide ou kystique. Si le nodule est solide, il suffit d’une simple intervention sous anesthésie locale, sans hospitalisation, pour l’enlever. Il est recommandé d’enlever le nodule car il ne disparaîtra pas et continuera à grossir. En l’enlevant, le médecin peut confirmer le caractère bénin du nodule, ce qui est rassurant pour le patient.
    Lorsqu’un liquide bleu verdâtre s’échappe au cours de l’aspiration avec l’aiguille, le kyste est probablement bénin. Lorsque le nodule est un kyste et qu’il disparaît complètement, un suivi attentif comprenant une mammographie, particulièrement pour les sujets de plus de 40 ans, est suffisant.
    Un nodule chez une femme de 50 ans ou plus est toujours considéré comme pouvant être de nature maligne jusqu’à confirmation du contraire. Souvenez-vous 8 nodules sur 10 ne sont pas des cancers.
    Pour la plupart des femmes, certains facteurs de risque peuvent être contrôlés ou modifiés afin d’influencer éventuellement le développement d’un cancer du sein. Beaucoup de professionnels de la médecine recommandent aux femmes de suivre, si possible, les conseils suivants:
    • éviter les traitements hormonaux substitutifs sur une longue période de temps ;
    • avoir les grossesses avant l’âge de 30 ans ;
    • préférer l’allaitement ;
    • éviter la prise de poids en pratiquant une activité physique et en ayant une alimentation équilibrée ;
    • diminuer l’apport quotidien en matières grasses (particulièrement les huiles hydrogénées contenant des acides gras saturés)
    • augmenter l’apport alimentaire en fibre ;
    • limiter la consommation d’alcool à un verre par jour ou moins ;
    • s’arrêter de fumer
 

La chose la plus importante qu’une femme puisse faire pour réduire le risque de développer un cancer du sein est de faire régulièrement une mammographie, d’apprendre à faire elle-même les palpations du sein et de faire faire régulièrement un examen par un médecin.

 

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Les examens de dépistage

    Plus tôt un cancer du sein sera découvert, meilleures seront les chances de guérison. Les mammographies peuvent détecter un cancer deux ans avant qu’un nodule ne soit sensible au toucher. Les mammographies de dépistage sont de simples radiographies des seins, prises du dessus et de profil. Les doses de rayons x sont très faibles et sans danger.

    Les dépistages par mammographies peuvent faire diminuer de 30% le taux de mortalité par cancer du sein. La majorité des cancers du sein sont découverts grâce aux résultats anormaux des mammographies. Malheureusement, les deux tiers des femmes ne suivent pas les recommandations concernant les examens de dépistage.

    Entre 20 et 39 ans, chaque femme devrait faire faire un examen médical des seins tous les trois ans. Après 40 ans, cet examen devrait être fait tous les ans. Cet examen médical est fait par un médecin qui cherchera la présence éventuelle de nodules ou de modification dans la forme ou la taille des seins. C’est au cours de cet examen que vous pourrez apprendre à faire la palpation de vos seins. Toutes les femmes devraient faire cette autopalpation une fois par mois, de préférence une semaine après la fin des règles. Si vous constatez une modification dans la forme ou la taille de vos seins, vous devez consulter votre médecin. Environ 15% des tumeurs peuvent être détectées au toucher mais restent invisibles à la mammographie.

    Il existe également d’autres examens de dépistage à l’étude tels que l’IRM, le lavage ductal, l’échographie, la tomographie optique, la tomographie à émission de positons et la mammographie digitale.

 

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Les traitements thérapeutiques

     Lorsque le cancer du sein est découvert à ses débuts, plusieurs choix de traitements efficaces sont possibles. Les traitements thérapeutiques standard sont la chirurgie, la radiothérapie, la chimiothérapie et l’hormonothérapie. Les traitements tels que l’intervention chirurgicale ou la radiothérapie se font au niveau du sein afin d’enlever ou de détruire les cellules cancéreuses qui s’y trouvent. Des traitements systémiques comme la chimiothérapie ou l’hormonothérapie sont utilisés pour détruire les cellules cancéreuses qui se sont répandus dans les autres parties du corps.

    En plus des traitements conventionnels, de nombreuses femmes choisissent parfois d’explorer les traitements complémentaires et les options offertes par les médecines alternatives. Ces pratiques thérapeutiques favorisent une approche globale de la personne, c’est-à-dire que la personne est vue dans toutes ses dimensions, physiques, émotionnelles et spirituelles. Souvent, l’efficacité de ces traitements thérapeutiques n’a pas été prouvée par les études scientifiques, mais certaines femmes pensent en retirer des bénéfices supplémentaires.

    Ces pratiques complémentaires vont du soutien psychologique au développement de la vie intérieure et spirituelle, en passant par l’acupuncture, les plantes médicinales, le biofeedback, les techniques de visualisation, la méditation, le yoga, l’oligothérapie et l’apport complémentaire de vitamines:

  • suivi et soutien psychologiques : psychothérapie, visualisation, thérapie de groupe, groupes de parole.
  • alimentation, macrobiotique et autres régimes particuliers pour les patients atteints du cancer.
  • homéopathie.
  • apports de nutriments complémentaires : vitamines, minéraux, oligo-éléments et plantes médicinales.
  • médecine chinoise, acupuncture et plantes traditionnelles.
  • massages et techniques de relaxation.
  • yoga et autres techniques de maîtrise du mouvement.
  • développement de la vie intérieure, guérison spirituelle, groupes de prières.

    Si vous souhaitez essayer ces pratiques thérapeutiques complémentaires, pensez à parler de leurs effets et de leurs bénéfices avec votre médecin. N’oubliez pas que la plupart ne sont pas couvertes par le régime d’assurance médicale et que certaines peuvent se révéler coûteuses.

    Enfin, il est bon de rappeler quelques points importants. Aucune étude scientifique n’a encore prouvé que ces pratiques parallèles guérissent du cancer. Par contre, elles peuvent éventuellement prolonger ou améliorer la qualité de vie. Il est également important que votre médecin soit au courant des pratiques et traitements non conventionnels que vous avez choisis de suivre. Ce n’est pas parce qu’il s’agit de médecine ‘douce’ que ces méthodes sont sans danger. Beaucoup de substances naturelles sont toxiques et peuvent avoir un effet négatif sur votre santé. Informez-vous le plus possible sur l’une ou l’autre des solutions offertes par les médecines alternatives et discutez-en avec votre médecin.
 

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La vie intérieure

Des évidences scientifiques montrent que la spiritualité et la religion peuvent fournir une oasis de paix et de courage aux femmes souffrant d’un cancer du sein. Des études récentes indiquent que les pratiques spirituelles comprennent aussi bien l’adhésion à une institution religieuse et la participation aux services religieux que d’autres formes de pratiques beaucoup plus simples. Cela peut être la simple croyance en une force sacrée plus puissante que soi-même ou la pratique d’une forme personnelle de contemplation intérieure. La spiritualité semble contribuer à la guérison par sa capacité à réduire le stress, à stimuler l’espoir et à redonner vigueur au désir de combattre contre la maladie, coûte que coûte. De nombreuses personnes pensent que l’aspect spirituel est tout aussi important pour la guérison et le bien-être que les aspects psychologiques et physiques.

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